Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Vent-couvert

A l'ombre d'une enseigne rabotée et repeinte récemment, il est possible de trouver un papier cloué sur une porte en bois brun. Le papier invite à patienter ou repasser plus tard avec une pointe d'insolence. Ceci dit, la porte est trop rarement fermée pour laisser le temps aux clients et visiteurs de s'offusquer d'un tel manque de respect.

A l'intérieur se trouve une variété de tissus innombrable. Certains sont venus de loin pour satisfaire les personnalités les plus raffinées et exigeantes (ou simplement excentriques?). Des rubans et des bobines de fils traînent encore sur le comptoir. Le propriétaire du commerce n'hésite pas à travailler dans une pièce ouverte à la vue des plus curieux. S'il n'a pas l'air trop ordonné, il n'en reste pas moins méticuleux et appliqué lorsqu'il entreprend un travail.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Elle fut ravi de le voir insisté pour l'aider. Elle lui répondit en rangeant le bout de papier avec les horaires : <br /> - Vous êtes trop aimable. Faites donc je vous attends. <br /> Elle le regarda faire, patiente. <br /> - Avez-vous besoin d'un coup de main ? <br /> Elle doutait pouvoir l'aider dans l'organisation de son comptoir. Mais peut-être se servirais t-il d'elle pour aller remettre un rouleau au bon endroit. Ce n'était pas très dur. 
Répondre
M
Emploi. du... temps. Ah! Ces mots lui rappelaient ce certain désordre dont il peut faire preuve de temps en temps. Oh, bien sûr il a ses horaires fixes en semaine. Parfois il ferme un peu plus tôt, ou tard, à une dizaine de minutes près. Et parfois il se permet quelques exceptionnelles fermetures lorsqu'il a besoin de changer d'air. Enfin... voilà. Il manque de sérieux le bougre, et même s'il assume ça reste gênant.<br /> - C'est que... herm. Stricte, oui, on va dire, répétait-il en se massant la tempe gauche. - Je vais vous laisser ce papier avec les horaires, on ne sait jamais.<br /> Il lui rendit son sourire en culpabilisant presque de ne pas préciser qu'il pourrait peut être parfois y avoir des imprévus. Ce n'est pas courant. Hein. Enfin, ça arrive quand même. Voilà.<br /> - J'ai juste un petit travail à achever. Je comptais prendre ensuite mon après midi mais je peux aussi bien inverser les tendances!<br /> Ohl, en héro, n'aurait pas pu la laisser quitter les lieux avec les bras chargés au point de ne plus pouvoir regarder devant elle.<br /> - Si ma compagnie ne vous dérange pas, je range ces petits trucs là, fit-il en pointant du doigt la paire de ciseau et la petite boîte remplie de rouleaux de fils. - et je suis à vous!
Répondre
F
Sungi émit un rire, amusée, avant de recevoir la somme. Elle la paya sans chercher à vérifier quoi que ce soit. C'était surement un tord, car elle savait que bon nombre de vendeurs se montraient aussi agréable qu'arnaqueur. Mais Ohl lui faisait bonne impression. Il était un des rares vendeurs à ne pas lui parler de tous ses produits dans le but de lui faire acheter toujours plus. Dans tous les cas, cette machination marchait très rarement avec la jeune messagère. Elle avait pour habitude de rentrer dans un magasin en ayant des idées bien précises en tête. Et si ce n'était pas le cas, comme ici, ses idées se fixaient rapidement de manière à lui éviter tout achat en trop. Enfin bon, le voir respecter ses achats précis lui faisait suffisamment plaisir pour lui accorder sa confiance. <br /> Au sujet de la couture, elle lui envoya un sourire sincère. <br /> - Merci beaucoup. Avez-vous un emploi du temps stricte par rapport à ces coutures ? <br /> Elle ne voulait pas le déranger dans une toute autre activité. Il était déjà sympathique de lui proposer cette aide, non gratuite, elle s'en doutait. Puis elle regarda le fardeau et émit un nouveau rire confus :  <br /> - Vous avez raison, j'ai été généreuse sans me soucier du transport. Par ailleurs je ne voudrais pas vous déranger dans la gestion de votre magasin. J'ai peut-être la possibilité d'appeler quelqu'un pour m'aider à porter, bien que cela me coûte un aller retour. Pouvez-vous simplement me les mettre de côté ? <br /> Elle pensait au pauvre chien qu'elle a aidé ce matin même, et qui devait probablement l'attendre vers chez elle. Il paraissait si gentil et gêné d'être aidé sans rien pouvoir faire en retour. 
Répondre
M
Ohl à vu passer nombre de clients dans sa vie, et même dans celle de son père adoptif. Des silencieux, des plus bavards que lui, des mollassons, des rapides, des impatients, des colériques, des plus doux et aimables. Tellement de personnalités. Toutefois, ce qui arrive moins couramment est cette aisance naturelle qui s'installe. Il a vu un tas de timides, quelques grincheux, des geignards indécis, des mamie un peu trop gâteau aussi. Curieusement, il parle moins boulot qu'il ne serait possible de l'imaginer. Généralement les gens donnent surtout les détails du pourquoi de leur commande: "c'est pour offrir a la petite fille malade", "c'est pour le deuil de la cousine de l'ex fiancé de monsieur", "c'est pour les rideaux de la quatrième fenêtre gauche du deuxième salon de la maison de papy de bonne famille". L'aquilien essaie de les guider vers des couleurs qui s'harmoniseraient au mieux avec le reste, ou avec leur teint.<br /> - Héhé, c'est comme ça qu'on suit son temps!<br /> Ohl lui présenta la somme, en hésitant à lui proposer une babiole pour accompagner le tout.<br /> - Oh, oui, n'hésitez pas. Je fais surtout du rafistolage mais je peux créer des ensembles sans mal. Il vous suffira de me laisser faire un ou deux croquis, prendre les mesures.. Enfin, nous verrons si l'occasion se présente un jour! Je serai ravi de vous accueillir!<br /> Ceci fait, avant de se replonger dans son travail, il s'arrêtait un instant, hésitant.<br /> - Vous allez avoir une bonne charge à porter, mine de rien. Je doute pas que vous soyez capable d'en porter cent comme ça, mais au besoin, j'aurai un peu de temps pour aider, ajoutait-il finalement, moins sûr de lui.
Répondre
F
Elle rigola à la petite plaisanterie, ma foi bien placée. <br /> - J'espère pour vous, cela vous ferait une excellente publicité. <br /> Elle réfléchit ensuite à la question bien plus professionnelle, hésitante. <br /> - Je ne pense pas pour le moment. Mais si à tout hasard je n'arrive pas à faire une certaine couture, pourrais-je revenir vous quémander de l'aide? <br /> Elle se dirigea vers le comptoir, prête à payer les tissus. 
Répondre